1. Il n’existe pas de « visa d’expatrié » générique
Le Japon possède plusieurs statuts de résidence liés à des activités précises comme l’emploi, les études, les relations familiales ou la gestion d’entreprise. Le statut approprié dépend de ce que vous ferez réellement au Japon.
Ne supposez pas qu’un statut de touriste ou de visiteur temporaire peut simplement être converti en droit général de vivre et de travailler. Vérifiez les exigences de l’Immigration Services Agency pour l’activité précise avant de déménager.
2. Le choix du quartier doit commencer par le trajet quotidien
Minato, Shibuya, Shinjuku, Meguro et Setagaya sont souvent cités par les résidents étrangers, mais Tokyo est trop vaste pour qu’une liste unique des « meilleurs quartiers pour expatriés » ait vraiment du sens.
Commencez par le bureau, l’école ou votre destination quotidienne, puis élargissez la recherche le long des lignes ferroviaires. Un quartier moins à la mode mais desservi par un train direct peut offrir une bien meilleure qualité de vie qu’une adresse prestigieuse exigeant plusieurs correspondances.
3. Louer un logement peut demander davantage de préparation initiale
Les contrats de location japonais peuvent inclure dépôt de garantie, frais d’agence, garant, assurance et autres coûts initiaux. Les résidents étrangers peuvent aussi rencontrer des propriétaires ou sociétés de gestion exigeant des documents supplémentaires.
Les agences orientées vers une clientèle internationale et l’aide à la relocation fournie par une entreprise peuvent simplifier les démarches, mais comparez le coût total d’installation plutôt que le seul loyer mensuel.
4. Les transports publics rendent réaliste une vie sans voiture
Le réseau ferroviaire, le métro et les bus de Tokyo couvrent la plupart des besoins du quotidien, et les cartes IC prépayées comme Suica et PASMO simplifient les déplacements.
Pour un résident, la question n’est pas de savoir si le réseau est bon, mais à quel point votre trajet précis est chargé, indirect ou compatible avec les horaires tardifs. Testez l’itinéraire aux heures où vous voyagerez réellement.
5. Les démarches administratives deviennent une partie de la vie quotidienne
Les résidents étrangers de longue durée peuvent devoir accomplir des procédures concernant l’enregistrement de résidence, l’assurance maladie, les services publics, les impôts et d’autres services locaux. Le gouvernement métropolitain de Tokyo et les municipalités publient des informations multilingues pour les résidents étrangers.
Les démarches exactes dépendent du statut de résidence, de la municipalité et de la situation personnelle ; adressez-vous donc au ward office ou à la mairie responsable de votre adresse.
6. La santé et l’assurance dépendent du statut et de l’emploi
Les résidents étrangers vivant au Japon peuvent entrer dans le système public d’assurance maladie par l’intermédiaire de leur emploi ou d’une inscription locale, selon leur situation. L’éligibilité et les cotisations dépendent du statut et des circonstances.
Toute personne qui déménage avec des besoins médicaux suivis devrait comprendre avant l’arrivée la couverture de l’assurance, la disponibilité des médicaments prescrits et les possibilités de prise en charge dans une langue appropriée.
7. La résidence fiscale japonaise est plus nuancée que « un an = fiscalité mondiale »
L’ancienne version de ce guide réduisait la fiscalité japonaise à une simple règle d’un an. C’est trompeur. L’impôt japonais sur le revenu distingue différentes catégories de résidents, les non-résidents ainsi que la source et le moment des revenus, avec des règles supplémentaires selon la durée de présence au Japon.
Si vous avez des revenus, investissements ou intérêts commerciaux dans plusieurs pays, utilisez les recommandations actuelles de la National Tax Agency et un conseil professionnel plutôt qu’un article de voyage pour tirer une conclusion sur votre résidence fiscale.
8. La culture du travail varie énormément selon l’employeur
Tokyo accueille des multinationales, des entreprises japonaises, des startups, des universités, des sociétés créatives et de petits employeurs. L’expérience de travail peut être complètement différente d’un environnement à l’autre.
Les attentes linguistiques varient également. Certains postes fonctionnent en grande partie en anglais, tandis que d’autres exigent un niveau professionnel de japonais. Les offres d’emploi et les entretiens sont plus utiles que des affirmations générales selon lesquelles « Tokyo est facile pour les professionnels anglophones ».
9. Créer une entreprise implique de vraies exigences d’immigration
Les entrepreneurs étrangers qui ont besoin d’un statut de résidence Business/Management doivent satisfaire aux exigences d’immigration en vigueur et ne peuvent pas se contenter d’enregistrer une société. Tokyo dispose aussi d’un programme Startup Visa pouvant accorder à certains fondateurs étrangers une période préparatoire sous conditions.
Les règles concernant le statut Business/Management et les programmes startup peuvent changer. Toute personne envisageant cette voie doit consulter les informations du gouvernement métropolitain de Tokyo et de l’Immigration Services Agency avant d’engager du capital ou de signer un bail.
10. Apprenez rapidement les systèmes du quotidien
Tri des déchets, démarches auprès de la municipalité, règles de voisinage, préparation aux catastrophes et systèmes de paiement peuvent sembler secondaires jusqu’à ce qu’ils deviennent des éléments de la vie hebdomadaire.
Utiliser les guides officiels destinés aux résidents étrangers et poser tôt les questions à la municipalité est généralement plus efficace que d’essayer de reconstruire ces systèmes à partir de forums d’expatriés après l’apparition d’un problème.
Checklist pour s’installer à Tokyo
Avant le déménagement, vérifiez les systèmes pratiques qui déterminent si l’installation est légalement et financièrement viable.
- Confirmez le bon statut de résidence et les droits au travail.
- Étudiez des trajets réalistes avant de choisir le logement.
- Budgétez les frais d’installation, pas seulement le loyer mensuel.
- Comprenez l’inscription à l’assurance maladie correspondant à votre statut.
- Vérifiez vos obligations fiscales au Japon et dans tout autre pays concerné.
- Utilisez les informations municipales destinées aux résidents étrangers après l’arrivée.
- Vérifiez les règles actuelles si vous créez une entreprise.
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